Erik Satie apprend l'orgue avec Nedermeyer avant de passer trois années au Conservatoire de Paris, étudiant l'orgue, le piano et l'harmonie. Mais il est renvoyé pour absenteïsme et incompétence. Il mène alors une vie de bohème gagne sa vie en jouant du piano dans les cabarets parisiens comme le Chat Noir... et se révèle au grand public grâce à ses trois Gymnopédies pour piano ainsi que ses célèbres Gnossiennes.
Personnage étrange et mystique, Satie adhère aux Roscroix avant de fonder son « Eglise métropolitaine d'art de Jésus conducteur » dont il est l'unique fidèle. Il se moque tout à fait de la « musique savante », au profit de la « musique de l'intant ». En 1895 il compose sa Messe des pauvres, puis une série de petites pièces musicales toutes fortement satyriques et aux titres excentriques et provocateurs : Pièces froides, Trois morceaux en forme de poire, Aperçus désagréables, Véritables préludes flasques pour un chien, Embryons deséchés, etc.
En 1905 il s'inscrit à l'école de musique la Schola cantorum pour y étudier le contrepoint et l'orchestration. Refusant l'académisme et la musique de son temps, toujours en quète d'imagination et d'innovations, Satie acceptera de composer la musique du ballet Parade en 1917 dans le cadre des Ballets Russes de Serge de Diaghilev sur un argument de Jean Cocteau ; la musique, très novatrice et très originale, fait l'objet d'un véritable scandale. Cultivant « l'art des bruits », Satie intègre à l'orchestre des instruments tout à fait inédits à la recherche de sonorités nouvelles : sirènes, coups de revolver, machines à écrire, etc. Une musique expérimentale jugée inutile, ridicule et provocatrice par le public parisien. Une année plus tard, en 1918, il change de style et de genre avec son oeuvre Socrate ; une sorte de « drame symphonique » pour voix et petit orchestre sur des textes de Platon, d'une austérité extrême. Satie sera en quelque sorte le père sprituel du fameux groupe des 6 composé notamment de Darius Milhaud, Arthur Honegger, Francis Poulenc, de jeunes musiciens qui entendent réagir entre autres contre l'impressionnisme et le wagnérisme. Dans les années 20, il collabore avec Picabia pour le ballet Relache dont certains passages seront repris dans le film Entr'acte de René Clair, faisant de nouveau face aux critiques excessives du public.
Mort en 1925 dans la misère, Satie aura été une figure musicale étrange, marginale, ayant envisagé la musique de façon.

Nico Glänzel


Renseignements sur Erik Satie

  • Artiste

    Erik Satie

  • Ville

    Honfleur

 
 
 
 

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